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Resident Evil Requiem : enfin, le retour aux sources que j’attendais !

Par Havocks · 5 mars 2026

Taux de satisfaction

Le plaisir que j'ai pris à jouer, de 0 à 100 %. C'est un ressenti personnel, pas une note technique.

Enfin…


Après plus de vingt ans, je retrouve enfin un Resident Evil qui me fait vraiment plaisir. Celui qui me rappelle pourquoi j’aime autant cette saga, avec ce savoureux mélange de tension, de survie et d’horreur qui m’avait tant marqué à l’époque.


Exit, ou presque, les intrigues plus indépendantes des épisodes 7 et 8. Avec Resident Evil Requiem, Capcom nous ramène là où tout a véritablement commencé : Raccoon City et Umbrella.


Et forcément, quand on sait que Resident Evil 2 est, et de loin, mon épisode préféré, difficile de ne pas aborder ce nouvel opus avec un certain enthousiasme. Dès que j’ai compris à quel point les événements de cet épisode allaient être importants, j’étais déjà conquis. Restait à voir si le jeu allait réussir à transformer l’essai.


Et autant vous le dire tout de suite : oui !


Deux approches, une même licence


La grande particularité de Resident Evil Requiem, c’est sa structure, qui repose sur deux approches du gameplay radicalement différentes.


D’un côté, nous avons une expérience orientée survival horror, qui privilégie l’exploration, la gestion des ressources et cette tension permanente qui nous pousse à réfléchir avant d’agir. De l’autre, une approche beaucoup plus tournée vers l’action, où le rythme s’accélère et où les affrontements prennent davantage de place.


Deux façons de jouer, deux ambiances et, surtout, deux manières d’aborder l'univers de Resident Evil.


Capcom pousse d’ailleurs cette distinction jusque dans la caméra : la partie survival horror est pensée pour être jouée à la première personne, tandis que la partie action privilégie la vue à la troisième personne.


Bien entendu, le jeu vous laisse la possibilité de modifier ces réglages. Mais, personnellement, je vous conseille de conserver les vues proposées par défaut. Ce choix n’a rien d’anodin et participe pleinement à l’expérience imaginée par les développeurs.


La vue subjective renforce l’immersion et le sentiment de vulnérabilité, tandis que la vue à la troisième personne se prête davantage aux séquences plus dynamiques.


Le résultat fonctionne particulièrement bien et permet de retrouver plusieurs facettes de la série au sein d'une même aventure.


Un contraste parfois trop marqué ?


S’il y a un point sur lequel je pourrais émettre une petite réserve, c’est justement cette séparation entre les deux approches.


Le contraste est parfois tellement marqué qu’on a presque l’impression de passer d’un Resident Evil à un autre. D’un côté, on prend son temps, on surveille ses munitions et on hésite avant de franchir une porte. De l’autre, le rythme s’emballe et l’action prend nettement le dessus.


Certains joueurs pourront donc trouver cette alternance un peu trop extrême.


Mais, paradoxalement, c’est aussi ce qui fait le charme de Requiem. Cette dualité apporte du rythme à l’aventure et évite de rester trop longtemps dans une seule formule. Personnellement, j’ai apprécié cette complémentarité, même si j’aurais parfois aimé une transition un peu plus naturelle entre ces deux styles.


Tout est finalement question de sensibilité. Ceux qui ne jurent que par le survival horror risquent de préférer certaines séquences à d’autres, tandis que les amateurs d’action trouveront également leur compte.


Et les énigmes dans tout ça ?


S’il fallait vraiment que je trouve un autre petit défaut, je parlerais du manque de puzzles.


J’aurais aimé retrouver davantage de ces énigmes qui nous obligent à observer notre environnement, à fouiller les lieux et à faire fonctionner nos petites cellules grises. Pour moi, elles participent pleinement à l’identité de la série, notamment dans les épisodes qui ont marqué son histoire.


Mais honnêtement, je chipote.


Ce n’est pas un défaut qui a gâché mon plaisir, loin de là. C’est simplement un aspect que j’aurais aimé voir davantage développé.


Un retour aux sources qui fait du bien


Pour le reste, difficile de bouder mon plaisir.


Retrouver Raccoon City, replonger dans les conséquences des événements passés et voir Capcom renouer avec une partie de l'identité historique de la saga : voilà précisément ce que j'espérais.


Ce qui me plaît particulièrement dans Resident Evil Requiem, c'est cette impression de retrouver une série qui n'a pas oublié ce qui la rendait si spéciale à mes yeux. Le jeu ne se contente pas de miser sur la nostalgie : il propose différentes approches du gameplay et cherche à faire cohabiter les facettes horrifiques et plus explosives de la licence.


Et quand on a grandi avec certains épisodes, ce genre de retour aux sources fait forcément plaisir.


Un conseil, tout de même : si vous avez récemment terminé le remake de Resident Evil 2, ou si vous en gardez encore de bons souvenirs, vous apprécierez d'autant plus cette aventure. Sans vouloir trop en dévoiler, connaître les événements de cet épisode permet de mieux mesurer l'intérêt de ce que Capcom nous propose ici.


Verdict : merci Capcom !


Vous l'aurez compris, Resident Evil Requiem est une excellente surprise pour moi.


Bien sûr, tout n'est pas parfait. J'aurais aimé que la transition entre les deux styles de gameplay soit moins brutale et que les énigmes occupent une place un peu plus importante. Mais ce sont des réserves qui pèsent bien peu face au plaisir que j'ai éprouvé pendant l'aventure.


Après toutes ces années, retrouver un Resident Evil qui me parle autant, qui me ramène à Raccoon City et qui ravive ce lien particulier que j'ai avec Resident Evil 2, c'est tout simplement un bonheur.


Alors, si vous aimez la saga, je n'ai qu'un conseil à vous donner : foncez !


Merci Capcom. Continuez comme ça !